Symbolica 2

Le symbolica 2 est robuste et de bonne qualité. Du solide assemblé avec soin, au début des années 1960, probablement à Oberkochen (si j'en crois l'historique de la marque), même si l'aluminium de la couronne d'objectif fait un peu léger, façon gamelle de camping comme on peut en avoir sur des appareils plus basiques de type Agfa Click ou Isoly. Il est équipé d'un objectif Carl Zeiss Tessar 2.8/50. Il est aussi très simple : c'est à la fois sa force et sa faiblesse. Sa force parce qu'un novice peut s'en servir sans problème, sa faiblesse car on ne peut pas vraiment le débrayer pour s'adapter à des situations d'éclairage particulières.

Dans le cas d'une scène très lumineuse et contrastée, ou d'un portrait à contre-jour, il convient de prendre la mesure sur une partie sombre de la scène avant de déclencher. Dans ce cas particulier, le débouchage au flash (il y a une synchroprise sur le dessus) est obligatoire.

Il existe une possibilité de régler le diaphragme en basculant dans le mode flash de l'appareil (petite languette pas pratique du tout à activer sous la couronne de l'objectif). On est dans ce cas réduit à une vitesse unique de l'ordre de 1/30e s. C'est toujours ça, bien que pas très satisfaisant.

Cependant il est clair que ce n'est pas un appareil conçu pour celles et ceux qui aiment fignoler les réglages. Son nom, "symbolica", tient sans doute à l'existence de pictogrammes (ou symboles) sur la bague de mise au point, toutefois complétés par une échelle en mètres (de 1m à ∞).

La prise de vue se fait en deux temps : d'abord on règle l'exposition à l'aide de la bague équipée de deux ergots noirs, jusqu’à ce que le repère se place au centre dans le viseur, puis on fait la mise au point (on peut aussi inverser ces deux étapes) et enfin on déclenche.

On n'oubliera pas, après avoir chargé le film, de régler le compteur de vue dégressif qui entoure le déclencheur (ce qui n'est pas très ergonomique).