

Adeptes des salles de sport, cet appareil est fait pour vous ! Il pèse un peu moins d'un kilo (sans la sacoche et le film). Autant dire que vous en prenez un dans chaque main et vous voilà parti pour le concours de Mister Univers, le look vintage en plus.
Mince, cet objectif ! 45 mm ouverture 1.4... ça ressemble à un "cap ou pas cap" d'ingénieur japonais (pour info, Google trad précise "Dekiru ka dekinai ka"...), et ça ne sert à rien, car on ne l'utilise pas à cette ouverture : l'image est bien trop molle. Seul "Oeil de Lynx Pierce" y voit net dans ces conditions... Cet objectif confère à l'appareil une face disproportionnée et est responsable du poids excessif de la bête. Ajoutez à celà le fait que tous les réglages (manuels comme il se doit) se trouvent quelque part sur les différentes couronnes qui séparent le corps de la lentille frontale, parfois au-dessus, parfois en-dessous, et que la fenêtre du télémètre est rikiki et vous comprenez que ce n'est pas l'appareil que vous allez emporter partout avec vous pour être opérationnel en toutes circonstances (sauf à avoir fait le stage de formation de six mois chez Yashica dans les années 60, ce qui ne doit pas faire beaucoup de monde).
Dommage, parce que dès qu'on ferme un peu le diaph (2.8), il rend des images vraiment belles.
Nottons quand même que la construction est très rigoureuse et que l'armement et le déclanchement sont très agréables et discrets (comme souvent pour un télémétrique). Du costaud, donc !