Olympus Pen EE

OSS 117, "Rio ne répond plus" (Hazanavicius, 2009). Hubert Bonisseur de La Bath ("Sacréee Youberte") fait  l'andouille et le faux touriste au Brésil, traqué par deux catcheurs survitaminés qui tirent comme des baltringues. Il manipule alors un Olympus-Pen EE et on sent bien que ce n'est pas là qu'il est le meilleur.

Ce petit appareil fort sympathique, produit à partir de 1961, et qui fait merveille aujourd'hui dans la bonne société des happy few du revival argentique, est un fix focus équipé d'un excellent Zuico 28mm 1:3,5. Sa caractéristique principale est d'être un demi-format, il fait donc tenir 72 photos sur un fim (35mm) de 36 poses. Evidemment, on perd un peu en qualité, mais c'est en partie compensé par la performence de l'optique, ceteris paribus. Ce n'est a priori pas un appareil conçu pour faire de la photographie animalière ou de paysage, mais plutôt une sorte de bloc-notes. Il est compact et tient très facilement dans une poche.

On peut voir sur la photo ci-dessus que la cellule au selenium entoure l'objectif. C'est elle qui pilote l'ouverture et le diaphragme (l'utilisateur ne règlant que la sensibilité iso). Ceci a pour conséquence que l'appareil refuse de déclencher quand on sort des limites de la cellule. A noter cependant qu'il existe un mode flash qui permet, sur une vitesse fixe, de régler soi-même le diaphragme et de forcer le déclenchement. Même sans flash, cela peut parfois être utile.